Les maladies non transmissibles (MNT) pèsent de manière significative sur le système de santé et l'économie suisses: selon une récente étude de coûts pour l'année 2022, les MNT représentaient environ 72% de l'ensemble des dépenses de santé, soit 65,7 milliards de francs.
Les maladies somatiques, en particulier les affections neurologiques (notamment la démence), représentaient 10,8% des dépenses totales. Viennent ensuite les maladies cardio-vasculaires (10,4%), les maladies psychiques (10,4%), les maladies de l'appareil locomoteur (10%) et le cancer (6,9%).
Pertes de production
Si l'on y ajoute les pertes de production dues aux absences pour cause de maladie et aux années de vie perdues, le total s'élève à environ 109 milliards de francs par an, soit environ 14% du produit intérieur brut. Les maladies de l'appareil locomoteur, les troubles psychiques et les affections cardio-vasculaires ont un impact particulièrement important sur la productivité.
Parmi les principaux facteurs de risque des MNT, l'étude cite la consommation de tabac et d'alcool, une alimentation déséquilibrée et le manque d'activité physique. Les maladies consécutives au manque d'activité physique, au surpoids et à l'obésité entraîneraient, en 2022, des coûts de santé d'environ 5,4 milliards de francs, principalement en raison de la démence, de la dépression, de l'ostéoporose, du diabète de type 2, de l'hypertension et de l'arthrose.
À propos de l'étude
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a chargé la Haute école des sciences appliquées de Zurich, l'Université de Lucerne et la Haute école spécialisée bernoise de calculer les coûts des MNT et leurs facteurs de risque.
L'étude «Coûts des maladies transmissibles et non transmissibles ainsi que coûts des facteurs de risque surpoids/obésité et manque d'activité physique en Suisse» calcule les coûts monétaires en Suisse en 2012, 2017 et 2022.