Le nombre de cas de sepsis traités dans les hôpitaux suisses est en hausse. Alors qu’on en dénombrait un peu plus de 20’000 en 2023, les hôpitaux en ont enregistré plus de 22’000 en 2024.
Le
Rapport suisse sur le sepsis révèle des chiffres alarmants: réaction grave et potentiellement mortelle, le sepsis entraîne de longs séjours à l’hôpital, souvent associés à des traitements de médecine intensive et à une respiration artificielle, ainsi que des coûts hospitaliers directs annuels de plus d’un milliard de francs suisses.
Le sepsis provoque environ 4'000 décès par an, soit autant que les cancers du côlon, du sein et de la prostate réunis. Malgré les progrès réalisés en matière de soins médicaux, la mortalité en milieu hospitalier n'a pas diminué ces dernières années.
Un plan d'action national encore sans effet
La Suisse a lancé le
Programme national sur le sepsis en 2023: un projet commun de l’Hôpital pédiatrique universitaire de Zurich, de l’Hôpital universitaire de Berne et de l’Hôpital universitaire de Lausanne. Le programme, soutenu par la Commission fédérale de la qualité, doit s’étendre jusqu’en décembre 2028.
Un nouveau registre dédié
Un registre national des cas de sepsis est également prévu. Il devra notamment permettre de recenser le nombre et la durée des séjours hospitaliers, les résultats à long terme, les prises en charge ambulatoires ainsi que les coûts indirects dans l’ensemble des hôpitaux.
La septicémie est une infection susceptible de provoquer une réaction de l’organisme – le sepsis – mettant la vie en danger. Le système immunitaire réagit alors de manière incontrôlée, endommageant les tissus et les organes vitaux, pouvant aller jusqu’à une défaillance complète de l’un d’entre eux. Une septicémie peut rapidement conduire à un choc septique et être fatale si elle n’est pas détectée à temps. L’infection peut être provoquée par des bactéries, des virus, des champignons ou des parasites. Les poumons, l’abdomen ou les voies urinaires sont souvent touchés en premier, avant que l’infection ne se propage.