Comme de nombreux hôpitaux suisse, l’Hôpital fribourgeois fait face à un taux d’occupation très élevé de ses lits en ce début d’année 2026. En cause: la vague de grippe en cours, combinée à une augmentation des hospitalisations liées aux sports d’hiver.
Pour garantir la prise en charge des urgences, l’établissement a été contraint de reporter plusieurs interventions électives non urgentes ces derniers jours.
Des mesures urgentes insuffisantes
Ces reports interviennent alors que plusieurs leviers ont déjà été activés au cours des dernières semaines.
Selon le communiqué, l’HFR a notamment ouvert des lits temporaires et hospitalisé des patients de médecine interne dans des services de chirurgie générale et d’orthopédie. Du personnel soignant supplémentaire, interne comme externe, est également en cours de mobilisation afin de renforcer les unités les plus sollicitées.
Malgré ces mesures, la situation reste tendue. Le transfert de patients vers des hôpitaux d’autres cantons n’est actuellement pas envisageable, ceux-ci étant eux aussi confrontés à une surcharge. Dans ce contexte, le report d’interventions planifiables – en orthopédie, ORL ou encore pour certains contrôles pneumologiques – s’impose comme un instrument de régulation de l'afflux de patients.
Le communiqué souligne par ailleurs un problème structurel bien connu: une partie des lits est occupée par des personnes en attente d’une place en établissement médico-social (EMS).
Une situation appelée à durer
Selon l’évolution de l’épidémie de grippe et de la fréquentation des stations de ski, l’HFR n’exclut pas de devoir reconduire ces reports. L’établissement assure vouloir en limiter autant que possible l’ampleur et la durée, tout en remerciant son personnel pour son engagement et la population pour sa compréhension.
Au-delà du cas fribourgeois, pose la question de la capacité du système à absorber des pics saisonniers désormais récurrents.
Les chiffres actuels de l'Office fédéral de la statistique confirment l’impact des traumatismes liés à l’hiver en Suisse: chaque année, environ 22 000 hospitalisations d’urgence sont attribuées à des blessures causées par des chutes ou des accidents liés à la saison hivernale, ce qui accroît encore la pression sur les urgences et les services hospitaliers.