La
Rega –
Garde aérienne suisse de sauvetage – a vu son nombre de missions augmenter en 2025, tant en Suisse qu’à l’étranger. La tendance à la hausse observée ces dernières années se confirme ainsi : «Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, le nombre d’interventions de l’an dernier est supérieur de 7,0%», indique l’institution dans un
communiqué.
Dans le détail, la Garde aérienne suisse a enregistré en 2025:
- une progression de 2,5% du nombre de patients pris en charge, avec 11'812 patientes et patients secourus par hélicoptère et 1'356 personnes rapatriées à bord d’avions-ambulance ou de vols de ligne;
- 20'463 missions au total, soit près de 800 de plus qu’en 2024;
- 56 interventions organisées en moyenne chaque jour par la centrale d’intervention;
- 15'265 missions héliportées, en hausse de 3,7% sur un an;
- 9'127 missions primaires – des sauvetages effectués directement sur le lieu de l’incident –, soit 5,0% de plus qu’en 2024;
- en revanche, un recul des missions secondaires: avec 2'591 transferts entre hôpitaux régionaux et centres hospitaliers, la Rega enregistre une baisse de 5,1%.
La Garde aérienne suisse est également intervenue plus souvent à l’étranger: 2'590 personnes ont fait appel à ses services pour des problèmes médicaux hors de Suisse en 2025 (+1,5% par rapport à 2024). Fait intéressant dans un contexte de développement de la télémédecine: pour 1'234 de ces patients (+2,5%), les médecins-conseils ont pu apporter une aide par téléphone.
Cette dynamique se retrouve en Suisse romande, où la Rega exploite les bases de Genève, Lausanne et Sion. Le nombre d’interventions y a augmenté (1'704 en 2025 contre 1'622 l’année précédente), tandis que l’institution a «poursuivi ses investissements en faveur de la population romande». L’année a notamment été marquée par la mise en service, sur les bases francophones, du nouvel hélicoptère de sauvetage Airbus H145 à cinq pales.
Par ailleurs, la base de Genève a été rénovée afin de permettre à l’équipage d’y résider en continu. «Cette disponibilité accrue a eu un impact immédiat sur la capacité opérationnelle: le nombre d’interventions nocturnes réalisées par l’équipage genevois a presque triplé, passant de 29 l’année précédente à 83 en 2025», souligne la Rega.
D’autres investissements en infrastructures et en équipements ont également été réalisés en Valais, notamment pour mieux préparer les équipes à l’évolution des conditions météorologiques.
À noter toutefois, afin de mieux appréhender ces chiffres: une intervention peut comprendre plusieurs patients à bord d'un hélicoptère ou d'un avion-ambulance, tandis que certains vols de recherche sont effectués sans transport de patients. Par ailleurs, «la centrale d’intervention de la Rega organise également les missions des sauveteurs en montagne du Club alpin suisse, ainsi que des transports de bétail au profit de l’agriculture de montagne».