Environ 80 techniciens en radiologie ont entamé une grève hier à Fribourg pour revendiquer de meilleurs salaires et davantage de reconnaissance. Arborant des slogans tels que «Invisibles aux rayons X, mais pas à la dévalorisation» ou «Pas de rayons sans nous!», ils ont protesté contre l'absence de concessions du Conseil d'État.
La décision de poursuivre ou non la grève sera prise aujourd'hui.
Le Syndicat des services publics (SSP) demande depuis des années une augmentation salariale d'au moins deux niveaux pour le personnel de radiologie. Il fait valoir que les techniciens et techniciennes en radiologie ne représentent que 1 % du personnel médical, mais qu'ils jouent un rôle central dans 82 % des interventions d’urgence et des traitements intensifs. Malgré une charge de travail croissante, le Conseil d'État aurait revu à la baisse les critères d'évaluation de leur travail.
En décembre déjà, les techniciens en radiologie avaient contesté la décision du Conseil d'État concernant les classes salariales et brandi la menace d'une grève. Suite à l'
échec des négociations, ils ont décidé de passer à l'action.
«Exagérée», «illicite»
Jean-Pierre Siggen, ministre fribourgeois en charge des Finances, estime que la grève est exagérée et qu'elle «desservirait l’intérêt général des patients et de la population.» Il affirme également à la
«Radio Télévision Suisse (RTS)» que les techniciens en radiologie sont mieux lotis dans le canton de Fribourg que dans d'autres cantons romands. Le Conseil d’État avait, quant à lui, qualifié le mouvement de grève d'illicite et menaçait de prendre des sanctions.