Après un chantier d'un peu plus d'un an et demi, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) a inauguré, ce lundi, son nouvel espace dédié à la radiologie ambulatoire. Conçu pour améliorer la continuité des soins et intégrer des solutions architecturales durables, ce site de plus de 1'700 m² marque, pour l'institution, une étape importante dans sa modernisation.
Séparer les flux ambulatoires et hospitaliers
Au cœur du projet: une distinction claire entre les parcours ambulatoires et hospitaliers. «La séparation des flux ambulatoires et hospitaliers améliore l’expérience patient, la fluidité du parcours de soins et contribue à réduire les temps d’attente», souligne l’institution dans un communiqué.
Le regroupement, sur un même site, d’activités auparavant dispersées sur trois lieux doit par ailleurs simplifier le parcours des personnes venant en consultation.
Situé à proximité de l’entrée principale et des points de consultation des autres services, le nouveau plateau bénéficie d’un équipement renouvelé: trois IRM, deux scanners et trois postes d’échographie de dernière génération. Une salle dédiée à l’accompagnement par hypnose accueille désormais les personnes anxieuses avant un examen, tandis qu’une IRM à champ réduit (1,5 T) permet de prendre en charge les patients porteurs d’implants, tels que des pacemakers.
La durabilité au cœur du projet
Matériaux biosourcés, réemploi d’éléments présents sur le site, vitrages de récupération: le chantier aurait ainsi servi de terrain d’expérimentation pour repenser la construction hospitalière sous l’angle de la durabilité.
«La radiologie est une spécialité à forte consommation d’énergie. Il nous tenait donc à cœur de prendre en compte les aspects de durabilité dans la conception et le développement du projet», explique le Alban Denys, chef du Service de radiodiagnostic et radiologie interventionnelle.
Cette vision a toutefois dû intégrer les contraintes d'hygiène propres au milieu hospitalier. «Il fallait en effet s’assurer que les matériaux biosourcés puissent s’adapter aux exigences hospitalières. Des tests ont notamment été menés avec les équipes de nettoyage afin de vérifier que les zones puissent être entretenues selon les standards de l’établissement», souligne Pierre Louison, directeur ad interim des constructions, ingénierie, technique et sécurité au CHUV.
Le chantier a également donné lieu à une collaboration originale avec l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL). Lors d’un workshop d’une semaine, des étudiants du Bachelor en Design industriel ont été invités à concevoir du mobilier et des accessoires réalisés à partir des chutes et déchets générés par les travaux.