Dons d'organes: des chiffres stables

En 2025, 185 personnes décédées ont offert une chance de survie à des patients en attente de greffe, un nombre similaire à celui de l’année précédente.

, 23 janvier 2026 à 10:23
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L’an dernier, 185 personnes ont fait don de leurs organes en Suisse post mortem. Un chiffre qui témoigne d'une certaine stabilité, puisque l'on comptait 187 donneurs décédés l'année précédente.
Par ailleurs, 96 personnes ont consenti à un don d’organe de leur vivant. Ces gestes de solidarité ont permis à 643 patients de bénéficier d’une transplantation, souvent synonyme de survie.
La liste d’attente pour une greffe est restée presque inchangée: fin 2025, elle comprenait 1'325 personnes, contre 1'331 un an auparavant. Toutefois, 67 patients inscrits sur cette liste sont décédés au cours de l’année écoulée.
Enfin, la coopération avec des partenaires européens a permis d'augmenter le nombre de transplantations réalisées en Suisse. Trente organes supplémentaires ont ainsi pu être greffés: 569 en 2025, contre 539 en 2024 (hors dons de personnes vivantes), indique Swisstransplant.

Élargissement du consentement présumé

En 2022, la population a approuvé l’élargissement du principe du consentement présumé. À l’avenir, toute personne sera considérée comme donneuse potentielle d’organes après son décès, à moins qu’elle n’ait exprimé son opposition de son vivant. En l’absence de telles indications, les proches seront consultés et pourront s’opposer au prélèvement s’ils savent ou supposent que la personne décédée y était opposée.
Comme l’explique l’Office fédéral de la santé publique, la Confédération mettra à disposition un registre des organes et des tissus dans lequel chacun pourra consigner sa volonté de manière juridiquement contraignante. L’identification se fera au moyen de l’identité électronique (e-ID).
Le registre devrait être mis en service à l’automne 2026. Six mois plus tard, le régime du consentement présumé devrait entrer en vigueur. Parallèlement, une campagne nationale d’information sera lancée afin d’informer la population des nouvelles règles et de l’aider à prendre une décision personnelle.
D’ici là, la solution du consentement élargi continue de s’appliquer : un prélèvement d’organes et de tissus après la mort n’est possible que si la personne concernée ou ses proches ont donné leur accord.
Franz Immer devient secrétaire général de FOEDUS
  • Les 25 États membres de l’European Organ Exchange Organization (FOEDUS) ont élu à l’unanimité Franz Immer, CEO et Medical Director de Swisstransplant, au poste de secrétaire général.
  • Sous la présidence de Franz Immer entre 2020 et 2024, la plateforme FOEDUS s’est développée pour devenir la plus grande et la plus importante plateforme mondiale d’échange d’organes de donneurs. Elle permet la réalisation de transplantations lorsqu’aucun receveur compatible n’est inscrit sur la liste d’attente dans le pays où a lieu le don.
  • Au cours des cinq dernières années, le nombre de dons d’organes est passé d’environ 20 à 60 par mois. Parmi ceux-ci, une vingtaine d’organes sont aujourd’hui attribués et transplantés chaque mois dans le cadre de la plateforme, ce qui représente un quadruplement de l’activité de transplantation depuis 2020, notamment pour les cœurs, les poumons et les foies.
  • Les enfants et les jeunes bénéficient proportionnellement davantage de cet échange à l’échelle européenne, qui concerne quelque 500 millions de personnes.
  • En 2025, la Suisse figurait également parmi les États membres les plus actifs: au total, 69 organes ont été importés et 25 exportés.

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