C'est une nouvelle qui aurait de quoi réjouir les professionnels de santé vaudois: la compensation de leurs horaires de nuit devrait passer de 20 à 25% dès janvier 2026. C'est l'une des mesures phares du programme InvestPro (Investir ensemble pour les professionnels de la santé),
présentée ce lundi par le canton.
Objectif affiché dans le domaine des soins, de la santé et du social: «assurer une relève qualifiée d'ici 2030», peut-on lire dans un
rapport de l'Etat vaudois, qui anticipe, à l'instar de nombreuses autres instances à l'échelle du pays, une augmentation des besoins face à une pénurie toujours plus importante de professionnels.
Concrètement, qui sera concerné? L’ensemble des professionnels de la santé et des soins employés par le CHUV, Unisanté, les hôpitaux FHV, les établissements médico-sociaux, les établissements psycho-sociaux médicalisés et les services de soins à domicile (AVASAD et OSAD).
90 millions de francs sur quatre ans
Lancé en 2024, ce programme doit s'étaler sur huit ans et couvrir divers aspects essentiels à la fidélisation des professionnels de santé. Coût estimé des opérations: 90 millions de francs sur quatre des huit années. Outre la question de la compensation pour le travail de nuit, il est également prévu de:
- réduire l’écart salarial entre soignants du secteur de la CCT-SAN et du secteur public (CHUV et CCT de l’Hôpital Riviera-Chablais) grâce à une revalorisation d’un montant de 43 millions de francs sur la période 2024-2027;
- évaluer les besoins quantitatifs et qualitatifs en personnel à l'horizon 2040 – le rapport devant être disponible en début d'année prochaine;
- augmenter les capacités en nombre d’étudiants à la Haute école de travail social et de la santé Lausanne;
- ou encore clarifier les composantes de l’activité infirmière.
Gyuriga Perez Teresa, infirmière cantonale, n'a pas tardé à réagir à l'annonce de ces mesures: «Je suis très heureuse de ce pas dans l’amélioration des conditions de travail de ces personnes qui s’engagent 7j/7 et 24h/24 au chevet des patients et ainsi une action majeure pour renforcer l’attractivité des professions concernées», exprime-t-elle sur le réseau
LinkedIn.
Et par la suite? Le Conseil d’État annonce d'ores et déjà préparer de prochaines étapes, notamment la mise en place d’un observatoire des emplois et des compétences, «pour anticiper les mutations du marché du travail à l’ère de l’intelligence artificielle», indique son communiqué.