Une inscription raciste – «Négresse, dégage!!!» – avait été découverte en octobre 2025 sur la porte du bureau d’Aurélie, alors responsable des soins du Département de réadaptation et de gériatrie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Après avoir signalé l’incident à sa hiérarchie, elle a finalement été transférée contre son gré.
Des soutiens se sont rapidement mobilisés, notamment par l’intermédiaire de l’Association des professionnels de la santé racisés (APSR). Début janvier 2026, une lettre adressée à l’institution demandait qu’Aurélie puisse réintégrer son poste. Depuis, les organismes dénoncent un «échec des négociations», comme l’indique une annonce publiée sur les réseaux sociaux.
Ce mardi 10 février 2026, entre cinquante et cent personnes se sont rassemblées pour un sit-in place du Bourg-de-Four à Genève, près des bureaux du conseiller d’État Pierre Maudet, magistrat de tutelle des HUG. Leur message est clair: elles demandent à l’État d’agir, non seulement pour réintégrer Aurélie, mais aussi pour engager une analyse approfondie des cas de racisme au sein de l’institution hospitalière.
«Le cas d’Aurélie n’est que la partie visible de l’iceberg»
«En 2026 on peut encore te traiter de nègre, et te faire quitter ton travail pour te "protéger"», dénoncent les manifestants, dont les voix résonnent sur des vidéos partagées en ligne. L’un d’eux ajoute: «Moi aussi on m’a traité de nègre alors que je travaillais à l’hôpital! Le cas d’Aurélie n’est que la partie visible de l’iceberg.»
Interrogée par la
«Tribune de Genève», Josepha Lumpudi Nduhura Munga, présidente de l’APSR, précise que les négociations avec les HUG n’ont pour l’instant rien donné. Et d'ajouter: «Pour qu’elle réintègre son service, Aurélie devrait se soumettre à des contrôles tous les deux mois et se voir interdire tout contact avec le syndicat ou les médias ».