Le parlement cantonal bernois, le Grand Conseil, s’est penché cette semaine sur la place de la physiothérapie dans le système de santé. Une motion, déposée par sept représentants de six partis, du PS à l’UDC, a été l’occasion d’un débat sur le sujet. Intitulée «
Réduire les coûts de la santé en incluant la physiothérapie dans les soins intégrés», elle vise notamment à intégrer les «Advanced Physiotherapy Practitioners» dans les services d’urgence des hôpitaux et à élargir les compétences du secteur de la physiothérapie dans son ensemble.
Le Conseil d’État de Berne doit désormais examiner les pistes envisageables, après que le Parlement a approuvé ces demandes à une très nette majorité.
En outre, le gouvernement cantonal devra démontrer comment la physiothérapie pourrait être renforcée dans le cadre des soins intégrés et quelles économies pourraient ainsi être réalisées – ces deux points ont été adoptés sans opposition par le Grand Conseil.
Un projet pilote concluant
En toile de fond, on retrouve notamment un projet pilote mené à l’Inselspital de Berne, où des «Advanced Physiotherapy Practitioners» ont été intégrés au service des urgences pour prendre en charge les troubles musculo-squelettiques. Plus de 1'000 patients ont déjà été suivis dans ce cadre.
«Plusieurs projets pilotes réussis ayant eu un rayonnement cantonal et national ont montré qu’il est pertinent de faire de la physiothérapie un élément central des soins de santé intégrés», soulignent les motionnaires. «Dans le domaine des diagnostics musculo-squelettiques [...], le coût d’un traitement peut baisser grâce au recours à la physiothérapie. En effet, la physiothérapie complète et soulage la médecine de famille.»
Les politiciens bernois espèrent par ailleurs que ces extensions de compétences contribueront à revaloriser l’image de la profession de physiothérapeute et à offrir de meilleures perspectives de carrière. À terme, cela pourrait également encourager davantage de jeunes à s’orienter vers ce métier.