Le Grand Conseil bernois ne souhaite pas approfondir l’examen des surcoûts liés au système d’information clinique Epic, déployé au sein du groupe Insel. Lundi 2 mars, il a rejeté par 93 voix contre 58 (une abstention) une motion demandant l’ouverture d’une enquête complémentaire. Selon l’agence «Keystone-SDA», la Commission de gestion a déjà engagé les investigations nécessaires.
Les auteurs du postulat estimaient que l’introduction d’Epic à l’échelle cantonale instaurait de facto une situation de monopole, justifiant une analyse détaillée de l’évolution des coûts. La commission a rétorqué qu’il lui appartenait de fixer ses priorités et que des mandats supplémentaires du Parlement ne se justifiaient qu’à titre exceptionnel.
Lors des débats, plusieurs députés ont en outre mis en garde contre une politisation de l’activité de surveillance. De telles interventions risqueraient, selon eux, de porter atteinte à l’indépendance de la Commission de gestion.
Mi-février, le groupe Insel avait indiqué que le coût total du système, introduit en mars 2024, atteignait environ 182,5 millions de francs. À cela s’ajoutent 45 millions supplémentaires prévus pour l’exploitation et la maintenance jusqu’en 2032. L’hôpital évoque notamment l’ajout de modules, un nombre d’utilisateurs plus élevé que prévu ainsi que l’intégration de la TVA pour expliquer ces montants.
- Epic: à Zurich, la facture bernoise fait bondir les élus. Les montants dévoilés par le groupe Insel font parler jusqu'à Zurich. Inquiets, des élus de presque tous les partis appellent à faire toute la lumière sur les coûts d’introduction du système Epic à l’Hôpital universitaire et à l’Hôpital pédiatrique.
Traduit de l'allemand par Jehanne Picard